mercredi, mars 7 2012
Par Margaux LIESENBORGHS le mercredi, mars 7 2012, 11:14
Il s'agit d'un couloir constitué de draps suspendus sur lesquels sont dessinées des façades de maisons. Ce sont les façades de toutes les maisons que j'ai habité depuis que je suis née. Une maison par drap, un assemblage qui constitue un couloir, représentant une rue constituée uniquement de maisons qui me sont intimes.
Une façade est la partie de l'habitat qui peut être vue par tous. Cependant quand il s'agit d'une façade de maison dans laquelle on a vécut, elle est reliée à une période de vie, et aux souvenirs qui vont avec. Une rue de maisons qu'on a habité devient une rue banale pour tous sauf pour la personne concernée. Cette rue est pour moi un concentré de périodes de vie et de souvenirs. J'ai rendu des façades rigides et dures à un aspect doux et fluide par le dessin sur tissus souple, soyeux et légèrement transparent.
Les dessiner c'est me les approprier encore plus, en les observant et les reproduisant à la main levée, à ma manière. J'ai reproduit mes dessins de carnet en grand, trait noir sur drap blanc, la ligne claire. Les peindre en grand me prend beaucoup de temps et d'énergie. Comme pour les silhouettes en bois, il s'est instauré une relation entre la pièce et moi. Ca commence par l'excitation d'un projet qui me tient à coeur, une très forte envie de le réaliser. Puis je me rend compte que c'est plus long à faire que prévu. C'est épuisant, je commence à en avoir marre de travailler sur ce projet mais il est hors de question de l'abandonner en route vu l'énergie que j'y ai déjà consacrée et l'importance que ce projet a à mes yeux. Enfin, une fois fini je suis soulagée et heureuse, je crois que plus je passe du temps sur une pièce, plus elle a de valeur à mes yeux et j'ai la sensation d'avoir fait quelque chose qui m'appartient réellement.
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Par Margaux LIESENBORGHS le vendredi, janvier 6 2012, 09:45 - Images
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Par Margaux LIESENBORGHS le mardi, juin 28 2011, 10:36 - Devoirs
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vendredi, juin 17 2011
Par Margaux LIESENBORGHS le vendredi, juin 17 2011, 12:59 - Devoirs
Je ne m'étais jamais renseignée sur ce film et n'avais jamais rien vu dessus avant le cours sur le scénario. Je savais vaguement que c'était un film appartenant à la Nouvelle Vague mais j'ignorais qu'il était de Jean Eustache. Comme les titres le sont souvent, je m'imaginais littéralement une histoire avec les stéréotypes d'une maman et d'une putain. En vérité c'est le cas, finalement, Marie endosse le rôle d'une mère avec Alexandre, bien que ce soit sa petite amie et Veronika celui d'une putain. Mais c'est plus doux. C'est plus réel. D'ailleurs c'est ce qui m'a marqué avec ce film. Le sentiment d'être proche du réel.
Dans la durée des actions et surtout des dialogues, on a l'impression que c'est comme dans la vraie vie, on prend le temps de dire les choses et des les écouter. Il n'y a pas de sélection, il n'y a pas que l'essentiel. cela va jusque dans la prise de son, dans la rue, par moment on entend mal les dialogues à cause des sons de la ville, les voitures qui passent. Cet appert m'a beaucoup plu.
J'ai entendu dire que La Maman et la Putain, bien qu'ayant un titre alléchant, était finalement ennuyeux par la durée des dialogues, le manque d'action et la durée totale du film. Je l'ai mis en route et je n'ai pas décroché. Peut-être parce que j'aime profondément Jean-Pierre Léaud, la Nouvelle Vague et cette ambiance particulière qui règne dans ces films. Les dialogues sont surement très bien écrits. J'insiste sur le fait que ça m'a semblé proche de la réalité, d'une conversation qu'on aurait indiscrètement écouté au détour d'un café.
Puis ce ne sont pas seulement les histoires d'amour d'Alexandre. Le film reflète le témoignage d'une époque avec une manière de vivre, un peu désinvolte, assez légère, il y a des réflexions sur le cinéma et des références à la musique. Edith Piaf, Leo Ferré, Marlène Dietrich.
On est embarqué dans une époque pas si lointaine pourtant très dissociable de la notre. On la reconnait vite.
Il y a cette même ambiance particulière dans la plupart des films de la Nouvelle Vague.
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